2 Solutions !!

2 Solutions !!

Nous aurions alors que 2 solutions :


- Soit on opère Nathan en lui faisant un trou sur le dessus du crâne pour lui faire une déviation extérieure. Une opération lourde et délicate qui peut entraîner une méningite ou une infection. De plus cette intervention n'aura qu'un effet antalgique pour notre enfant, qui aura malgré tout, un handicap important, à savoir de graves problèmes physiques et mentaux.


- Soit on ne l'opère pas et on l'accompagne à l'aide de médicament pour ne pas qu'il souffre.



Nous avions du mal à y croire, pourquoi lui ? C'est un cauchemar, nous allons nous réveiller. Nous étions dans un désarroi, mélangé de dégoût, de colère et d'impuissance. Et la on vous laisse a votre triste sort a choisir la vie ou la mort pour votre fils.

Je ne vous explique pas le week-end que nous avons passé. Heureusement que nous avions le soutien de notre famille.

# Posté le mardi 26 septembre 2006 10:24

Modifié le dimanche 12 novembre 2006 17:55

Service néonatologie

Service néonatologie
Lundi 07 août 2006, arrivée au service REA nous apprenons que Nathan a changé de service et qu'il se trouve en néonatologie car il n'avait plus besoin d'assistance respiratoire particulière.

En nous rendant au service néonatologie, nous ne comprenions pas pourquoi notre enfant, lui qui avait un si grave problème au cerveau et qui ne pourrait peut être jamais se débrouiller seul, avait était transféré dans un service où il ne posséderait plus d'assistance respiratoire. C'était totalement contradictoire.

Les infirmières qui s'occupent des enfants en néonatologie sont appelées des Taties. Elles voulaient nous faire signer un papier sur lequel il était mentionné que nous acceptions toutes interventions et traitements sur notre fils. Les « Taties » nous ont expliqué qu'il s'agissait seulement des soins. Mais nous n'avons pas voulu signer ce papier, car d'un côté on nous parler d'opération au cerveau importante et de l'autre ce papier autorisait toutes interventions sur Nathan. Notre seule envie était maintenant de laisser faire la nature et nous ne voulions en aucun cas d'acharnement thérapeutique sur notre enfant.

Le mardi 08 août 2006, nous avons vu une pédiatre qui nous a expliqué qu'il faudrait faire réinterpréter l'IRM car Nathan ne se comportait pas comme il le devait par rapport aux séquelles qu'il avait, et que son cas ne devait pas être si grave, qu'avec de la rééducation et un suivi notre fils n'aurait qu'un peu de retard.

D'un seul coup nous avons repris espoir, nous avons même racheté une parure de drap pour son lit.

# Posté le vendredi 29 septembre 2006 13:39

Modifié le dimanche 12 novembre 2006 17:56

La morphine

La morphine
Le mercredi 09 août 2006, la pédiatre nous a expliqué qu'elle n'était pas au courant de la gravité de la lésion de notre fils et qu'effectivement le docteur de la REA avait raison concernant les handicaps que notre fils aurait. A ce moment là, vous vous sentez encore et encore vidé, pourquoi tant d'espoir pour rien. Tatie « Véronique », l'une des internes était beaucoup présente pour nous et pour Nathan. Elle nous expliquait a chaque fois qu'il fallait être très présent pour Nathan qu'il fallait lui parlait, le prendre dans nos bras le plus possible, faire sa toilette mais c'étaient tellement des moments de bonheur et en même temps sa fait si mal de s'occuper de son enfant en sachant qu'il risquait de partir.

Le jeudi 10 août 2006, il y a eu une réunion entre les différents médecins qui se sont penchés sur le cas de notre fils. Vers 12 heures 00, Nathan est retourné faire une échographie. Dans l'après midi, la pédiatre est venue nous voir pour nous dire que l'échographie avait confirmé l'IRM et que de plus, le cerveau de Nathan était en train de ce dilater. Il allait devoir commencer à injecter de la morphine pour le soulager.

Là nous étions dans un état de désolation total, plus aucun espoir était envisageable. Pourquoi notre enfant, lui qui avait l'air d'aller si bien, qui ressentait nos caresses, qui nous souriait, qui ouvrait des grands yeux. Lui qui était si beau, lui qu'on avait attendu si longtemps devait nous être enlevé. Pourquoi mériter ça, je n'avas rien fait de mal qui justifie cette punition. Dans ces moments là, nous pensions que si il y avait un dieu, ce n'était pas un « bon dieu ».

# Posté le samedi 30 septembre 2006 08:26

Modifié le dimanche 12 novembre 2006 17:58

La fin ...

La fin ...
Vendredi 11 août 2006. Nous constatons que la dose de morphine a été augmentée. Vers 20 heures 00, alors que nous revenions de manger, Véronique nous a expliqué qu'il fallait rester auprès de notre fils, car il allait bientôt partir. Nathan avait été placé dans une pièce, seul au fond du service néonatologie. Il s'agissait d'une chambre identique à celle que j'avais eu en maternité. L'infirmière nous expliqua que nous serions plus tranquille pour profiter de notre fils.

Samedi 12 août 2006, La nuit fuit terrible nous avons veillé notre fils et toute les 2 minutes la machine qui surveillait son état se mettait à sonner, car il avait un manque d'air. De ce fait, les infirmières lui ont remis un masque à oxygène.

Dimanche 13 août 2006, la morphine avait encore augmenté. Mais Nathan était plus combatif qu'ils ne le pensaient. Finalement dans la soirée, ils ont débranché son alimentation et son masque à oxygène. Notre fils n'était plus alimenté que par de la morphine. Et nous le regardions partir. C'est dans c'est moment là, que l'on se dit que si l'enfer existe il doit ressembler à ça. Je voyais mon fils souffrir et je ne pouvais rien y faire. Au moment d'aller se reposer mon ami m'a dit « viens lui dire en revoir on ne sais jamais ». Un signe du destin peut être car à peine s'être allongés une infirmière et venue nous voir pour nous dire que Nathan était en train de partir. Elle me l'a mis au bras, mais mon ange s'était déjà envolé vers le ciel. Ca a été très dur de le voir partir j'avais tellement envie qu'il ouvre ses yeux. Ensuite elle nous la mis dans son petit pyjamas et son bonnet que nous avions acheté la vielle, et là pour la dernière fois je voyais mon ange, je ne voulais plus partir c'était très dur de le laisser là tout seul.

# Posté le samedi 30 septembre 2006 09:11

Modifié le dimanche 12 novembre 2006 17:59